Le Shar-Pei race ancienne et unique, pourrait avoir des liens avec le chow-chow et le massif tibétain. Il semble avoir vu le jour en Chine, aux alentours du petit village de Tai Linn dans une province de Kantung. Des Statues et des figurines d'argiles, qui datent de la dynastie des Hans (206 av.JC à 220 ap.JC), le représente vaguement et révèle sa présence dans les provinces du sud, deux siècles avant notre ère.
Plus Tard, son apparence et surtout sa force firent de lui un chien de combat. Près de Canton, le village de Dah Let était réputé être un paradis pour les parieurs. Et parier sur les combats de chiens était le passe-temps favori. Pour cette raison, les éleveurs de Dah Let modifièrent la race. Ainsi apparu un chien avec un poil en brosse désagréable, urticant, et douloureux pour la langue et les gencives lors de morsures. Le nom Shar-Pei, littéralement traduit par "chien à peau de sable", signifie plutôt "pelage à papier de sable". Cette particularité rend le chien unique dans le monde canin.
Il fut aussi sélectionné pour le combat en raison de sa peau distendue et plissée qui permettait au chien saisi par les crocs d'un adversaire de se retourner et de contre-attaquer, le rendant ainsi insaisissable. De plus, grâce à ses crocs recourbés en forme de crochets, il pouvait agripper l'adversaire. Avant un combat, on rendait le shar-pei agressif en lui faisant ingérer du vin et des drogues. Les chiens qui manquaient de détermination et de mordant ainsi que les perdants étaient impitoyablement éliminés.
Au début de notre ère, les commerçants chinois ouvrirent leur marché à l'Occident et ils importèrent des chiens mollossoides de Mastiff qui, plus lourds et plus puissant, prirent la place des shar-peis dans les combats. Le chien de Han retourna alors à la vie paisible des villages pour des centaines d'années à venir.
A l'avènement du communisme en Chine, on taxa lourdement la possession de chiens. En 1947, on augmenta encore cette taxe, et la reproduction des chiens fut interdite, cet animal étant considéré comme un produit de luxe décadent. En 1950, on ne comptait plus que quelques exemplaires de shar-peis dans les villages des provinces du sud, à Macao et Hong-Kong.
Plus tard, quelques éleveurs de la colonie britannique de Hong-Kong se prirent d'affection pour la race. Au début des années 70 Matgo Law et C.M. Chung lancèrent une campagne pour sauver le shar-pei. Des centaines d'Américains répondirent à l'appel et, progressivement, ce chien perdit la place peu enviée de race la plus rare du monde dans le Guiness Book des records. Aux Etats-Unis, "M.Rides" (M.Wrinkles), sobriquet, que lui donna la presse, vit sa population passer de 40 unités en 1975 à plus de 70 000 aujourd'hui.
Dans la littérature sur le monde canin, le shar-pei est quasi absent dans les livres publiés en français dans les années 70 et au début des années 80. Tout au plus mérite-t-il- quelques lignes ; "chien de shar-pei, ancienne race chinoise, à l'aspect étrange, sauvée de l'extinction."
Les éleveurs ont fait énormément de sélection pour éliminer certains défauts qui entachent la race, comme les problèmes de paupières (entropion et ectropion) et la dysplasie de la hanche